Oubliez les gélules fades et les promesses en plastique des laboratoires. Ici, on parle de la vraie vie, celle qui pousse entre les cailloux et qui se transmet à l’oreille, entre deux rangées de plantes médicinales. Patricia et son père ne font pas seulement de la tisane, ils perpétuent une sorte de magie verte, un mélange de savoir ancestral et de rigueur scientifique.
L’héritage d’un tisseur de liens
L’histoire commence avec le père, Jean-René Técher, quarante ans de métier au compteur, formé à la dure école de la forêt et des anciens de l’ONF. Ce n’est pas un vendeur de tapis, c’est un diagnosticien du regard. Il vous scrute, il écoute vos maux de ventre et vos fatigues passagères, puis il pioche dans son arsenal naturel. Le succès de sa micro-entreprise ne doit rien au marketing, tout « au bouche-à-oreille et à la gratitude notée dans ses cahiers de bord par des clients enfin soulagés. »

Attention aux effets secondaires (pour monsieur)
Dans leur jardin, chaque feuille a son rôle. Le géranium régule le diabète, le basilic remet l’estomac d’aplomb et combat l’anémie. Mais attention, la nature a aussi son sens de l’humour, parfois un peu cruel. Jean-René nous prévient avec un sérieux désarmant : si certaines plantes font des miracles pour les cycles féminins, elles sont à bannir pour ces messieurs. Comme il le dit si bien, « certaines herbes tuent l’oiseau.«
Avis aux amateurs de décoctions improvisées, mieux vaut savoir ce que l’on met dans sa bouilloire si l’on tient à sa descendance.

Le pont entre la forêt et le labo
Patricia, la fille, apporte sa touche de naturopathe à cet héritage. C’est l’alliance parfaite du traditionnel et du prouvé. Elle valide par la science ce que son père sait par « instinct et par observation. » D’un côté, la molécule ; de l’autre, le retour d’expérience des anciens. C’est ce mariage qui fait leur force : une authenticité que même le plus grand diplôme du monde ne pourrait remplacer.
Leur savoir va bientôt quitter les étals des marchés pour se poser sur papier. Un livre sortira en février pour compiler ces secrets de famille. En attendant, restez vigilants sur vos choix de plantes, car entre une digestion légère et un oiseau déplumé, il n’y a parfois qu’une simple infusion de différence.





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