Certains attendent la majorité pour s’offrir leur première liberté. Harold BA, lui, n’a pas attendu d’avoir de la barbe au menton pour prendre les commandes. Tout commence à 12 ans dans un restaurant. On lui propose de mettre un peu de musique, il accepte, et le virus ne le quittera plus. Un an plus tard, il troque ses jouets contre ses premières platines. C’est le début d’une ascension qui va le mener bien au-delà des côtes de l’île de la Réunion.

Le grand saut vers la métropole

À 18 ans, Harold décide de passer aux choses sérieuses. Quitter son île pour se confronter à la jungle de l’Hexagone n’était pas une mince affaire, mais l’objectif était clair : apprendre, absorber et surtout, se professionnaliser. Contrairement à ceux qui pensent que mixer se résume à appuyer sur un bouton, Harold a validé ses compétences avec un diplôme d’État, un Bac+2 en poche pour prouver que derrière le rythme, il y a de la rigueur.

C’est lors d’un concert de Joachim Garraud à Saint-Pierre que le déclic devient une obsession. Voir un artiste transformer une foule en une seule entité vibrante a forgé son ambition : lui aussi créera des émotions, ou rien du tout. Pour lui, si le public ressent ce frisson unique pendant le set, la soirée est gagnée.

La K-pop comme nouveau terrain de jeu

Harold n’est pas du genre à rester dans sa zone de confort. Alors que la vague coréenne submerge le monde, il guette, analyse et prépare son coup. Cela faisait trois ans qu’il mûrissait un projet autour de la K-pop. Pari réussi : il s’est imposé avec des sets immersifs mêlant classiques du genre et remixes inédits, le tout saupoudré d’une dynamique visuelle qui transforme chaque prestation en véritable show.

Son secret ? Une curiosité insatiable. Qu’il s’agisse de soirées privées, de clubs branchés ou de festivals, il refuse les étiquettes fermées. Il navigue entre la métropole et la Réunion avec une valise pleine de cultures musicales croisées, prêt à dégainer un son qui surprend là où on ne l’attend pas.

Objectif Tomorrowland

Si vous lui demandez jusqu’où il veut aller, ne vous attendez pas à une réponse modeste. Bien qu’il admire le travail de figures locales comme DJ Dan ou DJ Sebb, Harold voit plus grand. Après avoir goûté à l’ambiance des festivals de pop culture, il vise désormais les mastodontes internationaux.

Son regard est tourné vers Tomorrowland, le Graal absolu pour tout dompteur de platines. Mais le DJ reste lucide : pour atteindre ce sommet, il faut bosser plus que les autres. Créer un spectacle total, de A à Z, mêlant son, vidéo et immersion, c’est son chantier actuel. Harold BA n’est pas seulement un DJ qui passe des disques, c’est un architecte de la nuit qui construit sa propre légende, un BPM après l’autre.

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