De la cabine du Pussy Cat aux scènes géantes, il a fait vibrer trois générations de Réunionnais sans jamais perdre son « œil du pilote ». À l’occasion de son anniversaire ce 31 janvier, plongez dans le parcours de Fabrice : un passionné du vinyle, un orfèvre des années 80 et surtout, un homme de l’ombre qui préfère faire briller les autres. Portrait d’une légende discrète de la nuit.

Le virus de la rue Pasteur

Tout commence à 15 ans. À l’âge où d’autres pensaient au foot ou aux mobylettes, Fabrice, lui, avait un GPS réglé sur une seule destination : la rue Pasteur. C’est là qu’il claquait tout son argent de poche dans les vinyles, bien avant que la musique ne devienne un simple clic sur un écran. C’était l’époque du « vrai » son, celui qu’on cherche et qu’on protège comme un trésor.

« L’œil du pilote » : l’art d’anticiper le dancefloor

Ceux qui le côtoient, comme son complice Gérald Cazette, vous le diront : Fabrice, c’est le milieu de la nuit incarné.

Son secret ? Ce fameux « œil du pilote ». Fabrice ne se contente pas de lancer des morceaux ; il scanne.

« Il y a ceux qui regardent la route, et ceux qui regardent aussi ce qui se passe autour », dit-il souvent.

Sur le terrain, il analyse la démarche d’un invité, l’énergie d’une table, le sourire d’une mariée. Il anticipe le « vibe » avant même que vous n’ayez eu envie de décoller de votre chaise. C’est un grand spécialiste des années 80, ce son intemporel qui rassemble tout le monde mais c’est surtout un caméléon capable de s’adapter à n’importe quel public.

Un parcours « High Level » : du Pussy Cat au Circus

Son CV est une véritable carte routière de nos plus belles fêtes. Il a poncé les cabines les plus mythiques de l’île : le Pussy Cat, l’Opéra Café, le Bodega ou encore le Circus. Autant de lieux où il a forgé son style avant de lancer Fabrice Animation en 97. Des soirées intimistes aux foules de 2000 personnes pour le Bal des Pompiers, il n’a jamais eu de « petite » prestation.

Pourtant, malgré ce parcours « High Level », l’homme est resté le même. Gérald le souligne avec émotion : Fabrice, c’est la discrétion et la bienveillance. Il ne cherche jamais à se mettre en avant ou à dénigrer les autres. Il sait se faire aimer parce qu’il est profondément sociable et avenant. C’est cette élégance humaine qui explique sa longévité : aujourd’hui, il fait danser les enfants de ceux qu’il faisait déjà bouger il y a 20 ans.

Joyeux anniversaire, Fabrice ! Les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ton talent, ta persévérance et ta gentillesse imposent le respect. Merci de faire vibrer nos oreilles depuis tant d’années.

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