À 21 ans, certains hésitent encore entre deux séries Netflix ou le choix de leur futur master. Pierre-Mathéo Rivière, lui, a déjà choisi son camp : celui de l’arène politique. Fraîchement installé autour de la table lors de l’investiture de la CINOR, ce Dionysien pur jus vient de décrocher un titre dont il s’amuse volontiers : celui de benjamin de l’assemblée.

L’appel du devoir (au sens propre)

Pour sa grande première, le jeune élu n’a pas fait de la figuration sur un banc au fond de la classe. Propulsé secrétaire de séance, il a dû se prêter à l’exercice périlleux de l’appel nominal. Soixante-quatre noms à prononcer sans bafouiller sous le regard des ténors de la politique locale. Un baptême du feu ? Plutôt une formalité pour celui qui jongle déjà entre ses cours d’informatique en alternance et ses dossiers à la mairie de Saint-Denis.

« C’est dans l’adversité qu’on apprend », confie-t-il avec un flegme qui ferait presque oublier son âge. Car si Pierre-Mathéo siège aujourd’hui dans l’opposition, ne comptez pas sur lui pour jouer les victimes. Pour lui, l’échec est un brouillon, et la victoire, un objectif à long terme.

Le centre droit version 2.0

Adhérent à l’UDI et référent jeunes du parti, Pierre-Mathéo porte haut les couleurs du centre droit. Son créneau ? Un pragmatisme décomplexé. Engagé aux côtés de René-Paul Victoria lors des dernières municipales, il assume parfaitement son positionnement : « Tantôt à gauche, tantôt à droite » pourvu que le projet serve Saint-Denis.

Mais son véritable cheval de bataille, c’est le réveil de la jeunesse. Loin des clichés sur les « jeunes désintéressés », il analyse la situation avec finesse : les jeunes s’intéressent à la politique, ils craignent juste de monter sur scène. Lui a décidé de sauter le pas, soutenu en « back-office » par une armée de copains qui préfèrent l’ombre à la lumière, mais qui comptent sur lui pour porter leur voix.

Un élu « cliquable » et accessible

Quand il ne décrypte pas les projets de loi ou les délibérations communautaires, Pierre-Mathéo reste un citoyen comme les autres. Ou presque. Difficile désormais de passer incognito chez le médecin ou en allant au boulot : « Bravo pour ton engagement ! » lui lance-t-on régulièrement dans les rues de Saint-Denis.

Pourquoi on va entendre parler de lui ?

Parce qu’il apporte une dose de modernité bienvenue dans un paysage politique parfois un peu figé. Informaticien le jour, élu engagé le soir, il prouve que la relève n’est pas seulement prête, elle est déjà aux manettes (et elle sait s’en servir).

Alors, Pierre-Mathéo Rivière, futur poids lourd de la politique réunionnaise ? L’avenir nous le dira, mais une chose est sûre : il a déjà compris que pour changer le monde, il fallait d’abord commencer par signer le procès-verbal.

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