À 14 ans, certains stressent pour le Brevet des collèges. Ilariya Khantalina, elle, gère la pression des fins de parties de quatre heures avec le sang-froid d’un vieux maître international. Lors du Championnat de La Réunion 2026 en parties longues, l’adolescente a une nouvelle fois dicté sa loi pour s’emparer de la couronne chez les féminines. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas là par hasard.

Quand on lui demande si elle s’attendait à ce sacre après 7 rondes intensives face à un plateau de 50 joueurs, la réponse fuse, d’une franchise désarmante :

« À un moment, j’étais assez confiante et je pense que oui, j’avais toutes mes chances dès le début. »

Ce n’est pas de l’arrogance, c’est juste de la logique mathématique. À l’âge où l’on apprend à faire du vélo, Ilariya, elle, apprenait déjà à mater des rois. Sur les cases noires et blanches depuis ses 5 ans, la jeune fille a développé une maturité et une confiance en béton armé. Résultat ? Son armoire à trophées commence sérieusement à déborder. Championne de La Réunion il y a trois ans, vice-championne il y a deux ans, à nouveau sacrée l’an dernier… Gagner est devenu une saine habitude.

Derrière son sourire sympathique et sa fraîcheur de collégienne en classe de troisième se cache une compétitrice redoutable qui ne compte pas s’arrêter là. Son ambition ? Continuer à travailler dur pour élever encore son niveau de jeu.

Et pour l’avenir, le plan est déjà tracé, avec une précision chirurgicale :

« Je voudrais bien être chirurgienne, mais si j’ai l’occasion de devenir sportive, joueuse d’échecs, bien sûr je voudrais bien. »

Opérer des patients ou disséquer les stratégies adverses sur un plateau de jeu, le point commun reste le même : un self-control absolu et une précision millimétrée. Une chose est sûre, que ce soit avec un scalpel ou un cavalier entre les mains, Ilariya Khantalina n’a pas fini de faire parler d’elle.

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