Prenez une bonne dose de courage, un héritage émotionnel puissant, une machine à coudre chargée d’histoire, et secouez le tout. Vous obtenez Audrey Roustandjee, alias « Dédé », la force de la nature derrière la marque réunionnaise Dédé La fée. Portrait d’une autodidacte qui a troqué quinze ans de grande distribution contre un royaume de douceur pour les « marmays.«

Il y a dix ans, la vie d’Audrey bascule. Elle perd sa maman, un séisme. Mais au lieu de baisser les bras, elle relève les manches. Elle récupère la machine à coudre maternelle, rentre s’installer sur l’île, et décide d’apprendre. Seule. Sans tuto magique ni diplôme d’État, juste au culot, à l’instinct et à l’amour. Aujourd’hui ? Elle en vit. Et avec une sacrée fierté.

Un nom qui claque, un savoir-faire magique
Ne l’appelez pas Audrey, tout le monde lui dit « Dédé ». Et pour le reste du nom ? Un joli clin d’œil créole qui mixe l’expression locale et l’évidence : cette fille-là a des « doigts de fée ». Dédé La fée était née.
Son créneau ? L’univers de l’enfance, une passion qui ne l’a jamais quittée. Des bavoirs aux attaches-tétines, en passant par les carnets de santé, les sacs à dos ou les couvertures d’emmaillotage… Tout y passe. Et parce que les mamans ont aussi le droit d’être lookées, elle a même sorti une ligne de sacs bananes ultra-tendances.


Le produit star qui fait craquer les parents : Le doudou sensoriel. Un combo parfait de double gaze, de tissu Minky tout doux et de crochet en coton. Le tout décliné avec des motifs qui fleurent bon La Réunion : petites tortues, baleines et ti tangues. Bref, le doudou que les bébés refusent de lâcher (bon courage aux parents pour le lavage).

L’inspiration au feeling (et au coup de cœur)
Comment crée-t-elle ? À l’instinct, pardi ! Un coup d’œil sur Internet, une idée qui germe dans sa tête en pleine nuit, ou un coup de foudre visuel chez son fournisseur de tissus, et c’est parti. La magie opère surtout grâce à la personnalisation. Chez Dédé La Fée, on brode, on ajuste, on crée du sur-mesure. Chaque pièce est unique, loin de la grisaille industrielle.

Des réseaux sociaux au grand air
Si vous voulez dénicher ses créations, c’est sur Facebook (son QG), Instagram ou TikTok que ça se passe. Mais après des années à enchaîner les commandes derrière un écran, Audrey a la bougeotte et envie de vrai. Son nouveau défi ? Squatter les marchés artisanaux.
« Le virtuel c’est bien, mais voir le sourire des gens en direct, c’est mieux ! », confie-t-elle à demi-mot.

Le métier d’artisan n’est pas un long fleuve tranquille, les charges piquent et les journées sont longues. Mais après huit ans à mener sa barque contre vents et marées, Audrey prouve que l’on peut transformer un deuil en un empire de douceur. Une véritable battante, on vous dit.



Pour toutes vos commandes, retrouvez Dédé La Fée sur les réseaux et donnons de la force à l’artisanat local.





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